Duchesse en Bavière [modifier]
Élisabeth Amélie Eugénie, dite Sissi naît (avec une dent) le dimanche 24 décembre 1837 à 22h43 dans un palais de la Ludwigstrasse à Munich. Elle est le troisième enfant et la deuxième fille du duc Maximilien en Bavière et de la princesse Ludovica de Bavière. Elle est cousine de Louis II de Bavière.

L’enfant reçoit le prénom d’Élisabeth en l’honneur de sa marraine et tante, la reine Élisabeth de Prusse, sœur de la duchesse Ludovica. Élisabeth sera surnommée Rose de Noël et dira plus tard « Je suis une enfant du dimanche ». Le père de Sissi est issu d’une branche cadette de la maison de Wittelsbach (d’où le titre de duc en Bavière, et non pas de duc de Bavière), alors que sa mère est issue de la branche aînée, de lignée royale.

La petite Élisabeth grandit l’hiver à Munich, et l’été et dès que possible à Possenhofen, dit Possi, petit château situé aux bords du lac de Starnberg, acheté par le duc Maximilien en 1834. Élevée sans contrainte ni manière, elle est passionnée d’équitation, de poésie et adore faire de longues promenades en forêt.

En août 1853, l'empereur François-Joseph d’Autriche fête son vingt-troisième anniversaire dans la résidence impériale d’été la Kaiservilla à Bad Ischl. C’est à cette occasion qu’il doit se fiancer officiellement avec sa cousine germaine la duchesse Hélène en Bavière, sœur aînée d’Élisabeth. Mais c’est de Sissi que le jeune souverain tombe amoureux. Au grand désarroi de sa mère l’archiduchesse Sophie d'Autriche, sœur de la duchesse Ludovica, il annonce le 19 août son mariage prochain avec la jeune Sissi, à peine âgée de quinze ans et demi.
Le mariage est célébré le 24 avril 1854 en l’Église des Augustins de Vienne. Les premières années du mariage semblent heureuses, donnant au couple deux filles et un fils : les archiduchesses Sophie et Gisèle et le prince héritier Rodolphe.

L'impératrice SissiEn août 1853, l'empereur François-Joseph d’Autriche fête son vingt-troisième anniversaire dans la résidence impériale d’été la Kaiservilla à Bad Ischl. C’est à cette occasion qu’il doit se fiancer officiellement avec sa cousine germaine la duchesse Hélène en Bavière, sœur aînée d’Élisabeth. Mais c’est de Sissi que le jeune souverain tombe amoureux. Au grand désarroi de sa mère l’archiduchesse Sophie d'Autriche, sœur de la duchesse Ludovica, il annonce le 19 août son mariage prochain avec la jeune Sissi, à peine âgée de quinze ans et demi.

Le mariage est célébré le 24 avril 1854 en l’Église des Augustins de Vienne. Les premières années du mariage semblent heureuses, donnant au couple deux filles et un fils : les archiduchesses Sophie et Gisèle et le prince héritier Rodolphe.
Souveraine malade [modifier]
Mais Élisabeth, atteinte de tuberculose, doit se rendre à Madère pour y reprendre des forces. Miraculeusement guérie, elle ne cesse dès lors de voyager partout en Europe, notamment en Hongrie, en Grèce (où elle s'est fait construire un château sur l'île de Corfou, l'Achilleion) et en Irlande. En effet, peu appréciée par sa tante et belle-mère, l'archiduchesse Sophie qui prend en charge l'éducation de ses enfants, étouffée par le protocole rigide de la Cour de Vienne, désespérée, Élisabeth déserte le palais de la Hofburg qu'elle nomme sa prison (Kerkerburg, le palais-cachot).
Reine de Hongrie [modifier]
La reine Erzsébet de Hongrie (le jour de son couronnement)Passionnée par la Hongrie, sa langue et son peuple, elle favorise le Compromis austro-hongrois, soutenue par son ami le comte Gyula Andrássy. Elle est ainsi couronnée, le 8 juin 1867, Reine de Hongrie aux côtés de son mari. Élisabeth devient ainsi Erzsébet, une souveraine aimée, admirée, acclamée, fêtée et adulée et par le peuple magyar. Celui-ci lui offre le château de Gödöllö, à une trentaine de kilométres de Budapest, où elle se sent chez elle (à l'inverse des palais de Vienne) et où elle se rend très souvent.
En 1868, Élisabeth accouche d'une fille, l'archiduchesse Marié-Valérie, qu'elle élève elle-même et que, dit-on, elle chérit plus que ses autres enfants. La fillette a été conçue et est née en Hongrie, et elle est en quelque sorte un cadeau offert par Élisabeth au peuple Magyar en guise de remerciement pour son amour et sa loyauté. Les Hongrois surnommèrent Marie-Valérie la Kedvesem, ce qui signifie l'Unique. Cependant, Sissi désirait tant « donner un fils, un roi à la Hongrie, un homme fort, un esprit clair », calcul qui aurait mis fin au Compromis si laborieusement établi.
Souveraine meurtrie [modifier]
En quelques années, les morts successives de son cousin le roi Louis II de Bavière, retrouvé noyé dans le lac de Starnberg, de son père le duc Maximilien, de son fils unique l'archiduc Rodolphe à Mayerling, de son ami le comte Gyula Andrassy, de sa sœur la duchesse Sophie-Charlotte d'Alençon brulée vive dans le tristement célèbre incendie du Bazar de la Charité à Paris, et de sa mère la duchesse Ludovica, plongent Élisabeth dans une douleur et une mélancolie indescriptibles.
Impératrice assassinée [modifier]
Le 10 septembre 1898, elle est assassinée à Genève, sur le quai du Mont-Blanc, par un anarchiste italien, Luigi Lucheni (26 ans) qui veut à tout prix tuer un prince européen. Il jette d'abord son dévolu sur le prétendant au trône de France de l'époque, le duc Philippe VIII d'Orléans, mais celui-ci reporte son déplacement à Genève. L'anarchiste se met alors en faction près de l'hôtel Beau-Rivage où l'impératrice est descendue. À 13h35, celle-ci sort au bras de sa dame de compagnie, la comtesse Irma Sztaray, afin de prendre le bateau pour sa résidence de Territet, sur la rive vaudoise du lac Léman. Passant près du jeune homme, l'impératrice reçoit ce qu'elle croit être un coup de poing et trébuche. Le meurtrier, qui vient de la poignarder au moyen d'un poinçon très fin, s'échappe mais est interpellé quelques mètres plus loin. L'impératrice tient quand même à prendre le bateau, ce qu'elle fait avec peine, perdant connaissance une fois à bord. En ouvrant son corsage, sa dame de compagnie observe un infime point rouge au dessus du sein, attestant d'une lésion dans la paroi cardiaque, fatalement accompagnée d'un épanchement interne. Ramenée dans ses appartements, elle décède dans les bras de Fanny Mayer, l'épouse du propriétaire de l'hôtel. Aujourd'hui, une statue de l'impératrice située face à l'hôtel Beau-Rivage rappelle ce funeste événement.

"Miroir..." [modifier]
Sissi fut et demeure d'abord connue pour sa beauté, dont l'attribut majeur était une somptueuse chevelure auburn, si longue que le petit Rodolphe pouvait s'y cacher comme dans une forêt. Conserver sa beauté fut toujours pour Sissi une véritable obsession.
Elle collectionne les photographies des plus jolies femmes de l'Empire, que lui apporte la valise diplomatique. On peut supposer qu'elle faisait des comparaisons avec ses propres photographies, réalisées par Angerer. Vers la fin de sa vie, elle ne sort plus que voilée ou dissimulée derrière son légendaire éventail.

Les biographes soulignent également l'obsession de Sissi pour la minceur. "De toute sa vie, elle ne dépassera guère les cinquante kilos, note Nicole Avril dans L'Impératrice, C'est très peu pour une femme d'un mètre soixante-douze."
Adepte des régimes de l'extrême, Sissi pratique également la gymnastique (elle a fait installer des agrès dans le palais viennois de la Hofburg) et ce que l'on ne nomme pas encore jogging.
  
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